Conclusion

 

   Communique-t-on mieux aujourd'hui qu'avant ? Le développement sans précédent des moyens de communication n'est pas forcément synonyme d'une meilleure circulation des messages, de l'information, ni de meilleures relations entre les hommes. La communication s'est diversifiée et élargie. Dans un monde où la technologie prend une place de plus en plus importante, de nouveaux modes de communication avec les machines ont été développés. Retirer de l'argent à sa banque, déclencher l'un des nombreux automatismes qui peuplent notre quotidien ou utiliser un ordinateur implique d'émettre et d'échanger des messages spécifiques avec des entités non humaines. Cette forme de communication n'a qu'un très lointain rapport avec les échanges entre les hommes. Elle passe par l'usage de codes et de langages informatiques rigides, qui ne souffrent aucune ambiguïté et n'ont au bout du compte que peu à voir avec la richesse, l'ouverture mais aussi le mystère du langage humain. La communication avec les machines consiste essentiellement à donner des ordres à des automates régis par des instructions. Or beaucoup de gens, faute d'une culture technique minimale, ne la maîtrisent pas et se sentent impuissants devant des dispositifs présents dans le quotidien
(téléphones portables, ordinateurs, décodeurs, …).

 


 
  Le développement massif des médias et des réseaux de communication a considérablement élargi notre horizon. Des informations nous parviennent de plus en plus rapidement du monde entier. Les cultures sont de plus en plus au contact les unes des autres. Les communautés de travail et d'échange dépassent les frontières nationales. Le prix à payer en contrepartie de cette puissance sans précédent dans la circulation des messages est la dépendance croissante vis-à-vis de moyens de communication qui s'interposent finalement entre les hommes, rendant la communication toujours plus virtuelle. La communication directe, impliquant la présence de l'autre, ne se développe pas dans les mêmes proportions.

 

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